Le Plan Cul Dure Trois Ans

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J’ai lu un article assez saisissant dans le Technikart de Mars, sur un fait de société qui commence à se répandre chez les trentenaires : les couples à l’usure. Melanie Mendelewitsch, auteure de l’article et également d’un livre « Quand Nous étions rois » (Sorti chez Scali), nous fait découvrir ce phénomène.

Un couple à l’usure, c’est, selon Chloé, une connaisseuse interviewée dans l’article, « une sorte de plan cul qui s’éternise et dégénère ». Le plan cul est un trompe l’œil, et les filles ne rêvent que d’une chose, c’est « d’avoir un mec ». Les mecs ont la sensation d’une relation instable qui leur convient, sans se douter que le processus de « couplification » est en marche et que le temps se charge du reste : « Au départ c’est une histoire sans lendemain et puis, peu à peu, elle devient plus carrée » .

La fille des années 2010 est prête à « accepter qu’un mec se case avec elle faute de mieux ». Et pour cela, la pauvre doit passer par des étapes douloureuses: Faire des pâtes au dit-mec quand il passe après une soirée très arrosée, le voir parfois rentrer avec une autre fille, et faire bonne figure quand il vous fait la bise alors qu’il est à jeun. C’est le chemin de croix du plan cul.

Chloé ajoute : « J’ai d’ailleurs remarqué que ce genre de couples se construit souvent sur un moment de semi-lose professionnelle ou dans une période de déprime du mec. ». Ce dernier, à la dérive sentimentalement et professionnellement, se raccroche à son plan cul, seul élément stable de sa vie. Mathématiquement, le plan cul est la constante, et non la variable.

Qu’est ce qui fait que « ce modèle conjugal » est en train de s’ancrer solidement dans nos moeurs ? Mélanie essaye la piste « des trentenaires new generation qui vivent comme s’ils avaient dix ans de moins et rechignent à s’engager». Mais elle charge surtout les journalistes de la presse féminine qui harcèlent la lectrice de conseil du type « Relancer un mec qui vous plait », «vous êtes Out sans un Fuck friend ». Ces deux raisons semblent effectivement provoquer une ringardisation du modèle couple à la papa-maman, et un jemenfoustisme, feint, du désir d’être en couple. Sauf que Benjamin, 25 ans, affirme que personne, les filles comme les garçons, ne souhaitent se maquer à 25 ans. Et tout le monde trouverait alors son compte dans le plan cul hebdomadaire. Mélanie Mendelewitsh tempère : « les filles sont programmées pour tomber amoureuse, à la longue, de leur plan cul. Quoi qu’elles en disent. »

Pour le moment, le phénomène se limite aux lieux de nuits. Mais, bientôt, il sera partout. Qui sait dans quelques temps, nous connaitrons des amis qui se marieront avec leur plan cul ? Et vous, vous êtes peut-être le plan cul de quelqu’un, qui vous aura à l’usure… (musique de la quatrième dimension)

Je n’ai repris qu’une partie de l’article. Je vous invite à lire l’intégralité dans le Technikart de mars.

Janis Joplin – I Need A Man To Love

One Response

  1. Monseigneur_S 19 mars 2010

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